Epicuriens de Flandre

De l'épicurien, on donne souvent cette image facile : bon vivant, jouisseur, libertin peut-être, toujours soucieux de son bon plaisir au moins. Ici, le malentendu n'est plus permis. Vous trouverez sur ce blog toutes les informations recueillies sur les nombreuses pages Internet et qui concerne la Flandre, mais aussi le Nord Pas de Calais.

28.10.06

Histoire du charbon dans le Nord-Pas de Calais...

HISTOIRE du CHARBON dans le Nord-Pas de Calais

Histoire du charbon dans le Nord-Pas de Calais...
LA HOUILLE UNE DÉCOUVERTE RELATIVEMENT RÉCENTE...


Vitraux de l'Hôtel de Ville de Bruay Pour trouver les origines du charbon, il faut faire un saut en arrière de 200 à 300 millions d'années. Nous sommes à la fin de l'ère primaire, à la période dite "carbonifère". La Terre est alors semblable à une vaste serre : recouverte de marécages et d'une végétation luxuriante qu'un climat chaud et humide enveloppe.
Certains terrains s'affaissent, les débris végétaux s'y accumulent, fermentent et sont enfouis sous des sédiments. Ce processus, maintes fois répété, de superpositions de dépôts dans une atmosphère chargée de gaz carbonique a donné naissance à des substances solides et combustibles à haute teneur en carbone, soit, par ordre d'ancienneté : la houille, le lignite et la tourbe. Les gisements ainsi formés se présentent en amas ou, le plus souvent, en veines intercalées entre d'autres formations sédimentaires.

La découverte de la houille est relativement récente ; elle était inconnue trois mille ans avant Jésus-Christ, alors que l'homme savait déjà exploiter les richesses du sous-sol. D'après Théophraste, les forgerons grecs l'employaient dès le IVème siècle avant notre ère. Mais il est certain que le charbon était déjà connu dans notre pays à l'époque de la conquête romaine. Seuls, en leur temps, les Gaulois exploitaient le charbon. Seuls, avec les Chinois, qui auraient connu la houille bien avant notre ère. Mais il faut attendre les IX ème et Xe siècles, pour que l'usage du charbon entre dans les mœurs en Europe occidentale ; alors la " pierre qui brûle " devient le charbon « de terre » par opposition au charbon de bois
Une charte de Petersborough, datée de 853, en fait état pour la première fois. Les amorces de son extraction sont datées de l'an 1000, en Saxe, de 1049, en Belgique. En France, un document officiel en porte mention en 1201. Un reçu de péage pour la traversée du pont d'Albi atteste que le charbon est exploité à Carmaux en 1250. Le droit d'ouvrir une mine de charbon est devenu l'une des prérogatives de la féodalité.


D'ABORD ON GRATTA LE SOL POUR EN TIRER LE CHARBON QUI AFFLEURAIT...

C'est surtout au XIVe siècle que l'emploi du charbon s'imposera partout où il affleure, car l'existence d'un gisement ne pouvait être décelée qu'aux rares endroits où la couche, dénudée par l'érosion, apparaissait à la surface du sol. On exploite alors ces « affleurements » à Saint Etienne, au Creusot, à Alès, à Graissessac, à Commentry, à Carmaux. Henri IV sera le premier à se pencher sur la condition sociale du mineur et il prescrit d'entretenir dans chaque mine un poste de secours « afin que l'usage du charbon se développât ». Mais déjà un médecin allemand, Agricola, a étudié passionnément les « études de l'ingénieur des mines » pour apprendre aux hommes à exploiter, en profondeur, les richesses minérales.
En attendant, on exploite donc les « affleurements » en s'avançant à peu de distance dans la couche lorsqu'ils sont situés à flanc de coteau. Ou bien on creuse des puits, trous de quelques mètres de profondeur équipés d'un treuil en bois. Les mineurs sont des paysans grattant leurs champs pour arracher du combustible. Au XVII ème siècle, la prospection du sous-sol dans le royaume de France se heurte partout à l'hostilité superstitieuse des populations. Mais, dès le XVIII ème siècle, des radeaux construits au bord de l'Allier et chargés du charbon d'Auvergne et de tonneaux de vin s'en vont, par le canal de Briare, jusqu'à Paris où tout est vendu, charbon, vin et bois des radeaux.
L'exploitation du charbon prend alors son véritable essor grâce à quelques « grands mineurs » : le vicomte Désandrouin qui découvre le riche bassin d'Anzin après avoir exploré le sous-sol du Hainaut, le marquis de Solages, fondateur des mines de Carmaux, Louis-Antoine Beaaunier qui, pour transporter le charbon de la Loire, construit de Saint-Etienne à Andrézieux le premier chemin de fer de France: il est tiré par des chevaux. D'abord simple concurrent du bois, le charbon voit peu à peu son exploitation s'intensifier avec le déboisement progressif du pays.
Au XIX ème siècle naît la grande industrie houillère. En effet, l'invention de la machine à vapeur va permettre d'améliorer les techniques d'extraction (pompes et treuils plus puissants) ; la découverte du coke accélérera sa transformation en véritable industrie. Une industrie qui va connaître un prodigieux essor, avec d'énormes besoins d'argent et de main-d'œuvre et, par conséquent, la naissance d'une corporation minière qui deviendra une des familles professionnelles les plus nombreuses et les plus cohérentes.


le bassin houiller du Nord - Pas de Calais ( cliquez )

C'EST DANS LE HAINAUT QU'A ÉTÉ EXTRAIT LE PREMIER CHARBON DU BASSIN HOUILLER DU NORD

Les bassins houillers du Nord de la France ne connaissent pas d'affleurements. Cependant, dans le Hainaut, une légende locale affirme que l'emploi du charbon y fut connu à une époque reculée.
La voici, traduite du latin : « Cette année 1196 ou 1200 ? une terre noire très bonne pour servir aux forgerons et pour faire du feu a été découverte près de Liège, en différents endroits, de la manière suivante : un vieillard, vénérable par son front chauve et par sa barbe, revêtu d'un habit blanc, a passé, dit-on, par le village de Cocke ; il a dit à cet artisan qui se plaignait de trop dépenser pour le charbon de bois et de faire ainsi peu de bénéfice
" Mon ami, va au mont voisin des moines, tu trouveras ouvertes des veines noires de terre ; cette terre est très utile pour ton usage ".
La découverte du charbon dans le Nord a nécessité de nombreux sondages et la mise en jeu d'énormes capitaux.
La première société d'exploitation, celle d'Anzin, a été fondée en 1734. Son succès suscita de nombreuses recherches dans le Hainaut, dans les Flandres et en Artois. Les États d'Artois suivaient ces recherches avec beaucoup d'intérêt. Le bois était rare et de plus en plus cher. Des récompenses étaient promises à ceux " qui auraient mis durant les cinq ans une mine de charbon en exploitation dans la province ". Malheureusement, des nombreux sondages entrepris, aucun ne révéla le charbon. A travers plusieurs essais infructueux, rien de sérieux ne sera tenté jusqu'en 1834.

En cette année, il se manifeste un engouement général pour les entreprises industrielles et plus particulièrement pour les mines de houille. De nouveau, le sol du département est fouillé en tous sens, mais toujours sans succès. En 1840, les chercheurs, découragés, abandonnent la partie. On est pourtant bien près d'aboutir. En 1841, on creuse un puits artésien à Oignies ; pas d'eau jaillissante, mais on apprend, vers 1846, que la sonde a rencontré le charbon à la profondeur de 170 mètres. L'année suivante, un administrateur des Mines de Vicoigne constate, lui aussi, la présence du charbon à l'Escarpelle et peut déterminer que la formation carbonifère dévie de 30 à 40 degrés vers le Nord, cause initiale de tant d'insuccès.
Sitôt connues, ces découvertes provoquent de nouvelles recherches. En 1850, le terrain houiller est reconnu de Douai à Lens sur un espace de quinze kilomètres en longueur et huit en largeur. Le Bassin du Pas-de-Calais sera bientôt partagé jusque Fléchinelle entre les diverses sociétés concessionnaires.



LES DÉBUTS D'UNE INDUSTRIE QUI DEVAIT FAIRE DE LENS LA CAPITALE DU CHARBON

Chevalement  à  Liévin A LENS : En juillet 1849, un premier sondage était ouvert à Annay-sousLens. Par suite d'accident, il dut être abandonné. Dans le même temps, la Société de Vicoigne, qui sollicitait la concession de Noeux, établissait un sondage à Loos-en-Gohelle. Lens s'empressa d'en effectuer un à Vendin ; les deux atteignirent le charbon. Mais un peu partout, et malgré l'expérience acquise, les débuts furent difficiles. II fallut lutter avec les difficultés de terrain, avec l'eau, et les moyens mécaniques étaient peu puissants.
II n'y a pas si longtemps, les vieux mineurs parlaient encore du manège à chevaux ou à bras pour actionner le " tonneau "; des descentes et remontes en file indienne par les échelles ; des feux allumés dans les puits abandonnés pour servir d'appel d'air et d'autres difficultés depuis longtemps disparues. A cela, les ouvriers des villages devaient ajouter une longue route à faire à pied pour se rendre à la fosse.

... Mais, dès 1856, la fosse Sainte-Elisabeth, ouverte en 1852, occupe 513 ouvriers et donne 62.210 tonnes de produits. La fosse du Grand-Condé, ouverte en 1857, entre en exploitation en 1859. En 1858, une troisième fosse avait été ouverte et, en 1860, la production des trois puits dépassent 100.000 tonnes. Un quatrième puits, ouvert en 1862, entre en extraction en 1864, et, deux ans après, les quatre fosses donnent 348.631 tonnes avec 1.583 ouvriers...

(Extrait de « Lens, son passé, ses houillères », de M. A. Bucquet Imp. Cle de l'Artois.)


CONCENTRATION = MODERNISATION " années 70"

Jusqu'à la dernière guerre, la mine avait certes évolué, mais les changements dans la technique s'étaient effectués lentement, apportant régulièrement, sans à-coups, leur lot d'avantages et d'améliorations dans la vie du mineur. Mais, à partir de 1945, l'évolution s'est accentuée de façon extrêmement rapide. L'augmentation du nombre d'engins modernes a été rendue possible par l'introduction de l'électricité , et le métier s'est transformé. 'Le mineur est de moins en moins un manœuvre qui abat le charbon il devient un technicien spécialiste des machines d'abattage, de creusement, ou même un électromécanicien.
Par la même occasion, le nombre des puits d'extraction a considérablement diminué, sans diminution notable de production. Tel est le résultat d'un programme de concentration commencé en 1948 et qui est pratiquement achevé en 1971. Autrefois, le Siège de type courant était capable d'extraire de 500 à 1.500 tonnes nettes par jour. Les Sièges modernes ont une capacité de plus de 7.000 tonnes nettes de charbon par jour.
Parallèlement est effectuée une concentration des installations de préparation mécanique des charbons (lavoirs) et une concentration des cokeries, centrales et usines chimiques. Au fond, le nombre de tailles diminue tandis qu'augmentent leur longueur et la rapidité de leur avancement ; ceci grâce à une mécanisation aussi développée que le permet l'irrégularité du gisement. La concentration des chantiers a permis une réduction des effectifs ouvriers, compensée par une hausse importante du rendement.

(Extraits de documents HBNPC, carte Conseil Régional, photos nordmag.)

Fin 1990, le dernier charbon remontait du 10 d’Oignies mettant fin à 270 ans d’histoire minière.

Les grandes dates de l’histoire ne sont pas toujours, hélas, marquées d’événements heureux. Dans la mémoire des mineurs du Nord-Pas-de-Calais, ce 21 décembre 1990 inspirera à jamais un sentiment de tristesse et de nostalgie. Ce jour-là, en effet, les dernières gaillettes étaient extraites du bassin. La grande aventure commencée 270 ans plus tôt prenait fin. Les mines du nord de la France, qui, à la Libération, allaient être regroupées dans une entité unique, les Houillères du Nord-Pas-de-Calais, avaient été en tête des évolutions techniques et de la production. Les mineurs de la région avaient été aussi à l’avant-garde des luttes sociales. Ce bassin immense, étendu sur une centaine de kilomètres de Valenciennes à Béthune, était le plus riche de France, fournissant, un siècle durant, et jusqu’aux années 1950, les deux tiers de la production française. Pour le profane, penser au charbon c’était aussitôt évoquer le Nord, le plat pays où les terrils remplaçaient les montagnes, où l’alignement monotone des corons était le symbole de la révolution industrielle.


Quelques grandes dates : Fosse 11/19 de Loos

- en 1882 et 1885 à Liévin : coup de grisou, respectivement 22 et 28 victimes...

- en 1895 à Montceau les mines , coup de grisou ( 50 victimes )

- 10 mars 1906 ,la catastrophe de Courrières :
Plus de soixante km. de veines souterraines de Sallaumines à Billy sont traversées par un incendie meurtrier : 1181 morts et 14 rescapés seulement après 20 jours sous la terre ...

- au printemps 1906 , s'en suivra une grande grève : dans un climat de guerre civile, Clémenceau envoie la troupe , 21.000 soldats en face de 60.000 mineurs. le mouvement est brisé par la force et c'est un échec.

- en 1912 : coup de grisou à La Clarence Divion : ( 79 morts )

- en 1917 : le 16 avril Fosse 9 de Warenghien ( Hersin-Coupigny) : coup de grisou ( 42 morts )

- en 1954, le 20 juin à La Clarence- Divion : coup de grisou, ( 10 morts )

- en 1955 : un exploit de la télévision révèle à des milliers de Français " : LA VIE HÉROÏQUE DES MINEURS DE FOND

- Septembre 1959, le général de Gaulle descend dans la mine. Il prononce un discours qui ira droit au cœur des quelque 6 000 mineurs qui l’écoutent sur le carreau du 6 d’Haillicourt dans le Nord-Pas-de-Calais. Peu avant, le chef de l’état était descendu au fond. Cela ne s’était pas vu depuis 1914 et Raymond Poincaré qu’un président de la République prenne la cage étroite du mineur. L’année suivante, le plan signé de son ministre de l’Industrie est une véritable révolution culturelle de la politique charbonnière française. La récession a commencé. Elle aboutira, après quelques soubresauts, au pacte charbonnier de 1994.

- en 1974, le 27 décembre, au 3 bis de Lens (commune de Liévin dite Fosse St Amé) , coup de grisou ( 42 morts )...

Ces dates ne sont malheureusement que quelques exemples des nombreuses tragédies qui ont endeuillées l'histoire de la mine dans notre région : éboulements, accidents, coup de grisou et sans oublier la terrible maladie professionnelle , la silicose qui guette les mineurs.


Lieux de mémoire... et de visites...

Les terrils ont le droit à une deuxième vie

Voilà le sens d'une politique nouvelle menée depuis quelques années par les acteurs touristiques de la région Nord Pas-de-Calais.
Ils représentent les symboles de 270 ans d'une épopée qui a forgé les hommes de ce terroir. Reconquis depuis un demi siècle par la faune et la flore, les terrils, éléments majeurs du paysage minier, entament une deuxième vie liée à l'économie du tourisme.
Omniprésents dans le paysage de l'ex-bassin minier, quelques terrils, reconquis par la faune et la flore, sont devenus des lieux de promenade protégés et certains carreaux de fosses ont été conservés comme témoins de l'épopée minière : Lewarde...( Centre Historique Minier ), Wallers-Arenberg... ou comme sites classés Monument historique, comme à Oignies et au carreau 11/19 de Loos près de Lens, classé au titre du patrimoine.

Contact : Lewarde, Centre Historique minier : tél : 03.27.95.82.82
Le centre historique minier de Lewarde qui accueille 135.000 visiteurs par an et retrace toute l'épopée minière du XVIII ème à nos jours.
Wallers-Arenberg : tél 03.27.35.61.61 Mairie & 03.27.24.02.67 secrétariat
Oignies :fosses 9 &9 bis Association de culture scientifique des sites d'Oignie tél :03.21.37.74.80
Rieulay : La maison du terril , 03.27.86.03.64 & le S.I. tél : 03.27.86.92.46

Le site des fosses 11/19 abrite l'association " La chaîne des terrils ", on peut y voir un chevalement datant de 1920, et une tour d'extraction en béton de 60 mètres qui a sorti 16.000 tonnes de roches par jours jusqu'en 1986. Le site est dominé par les deux plus haut terrils d'Europe : les jumeaux de Loos qui culminent à 186 m. d'altitude.
On les croit invincibles, gigantesques intouchables mais les jumeaux de Loos-en-Gohelle attirent chaque année 22.000 personnes que les 186 m d'altitude n'effraient outre mesure
En dessous de leurs pieds : 150 millions de tonnes de déchets issus des galeries: terres, pierres et schistes séparés du charbon par lavage. C'est un sentiment écologiste qui approche les visiteurs de ces lieux touristiques inhabituels : on y retrouve comme aux temps préhistoriques orchidées, vipérines, pourpiers, papillons .. faune et flore particulière et introuvable ailleurs dans la région. En effet, la température élevée du sol et la sécheresse du milieu attirent des habitants peu familiers des terres du Nord. C'est aussi un point de vue extraordinaire pour apprécier la diversité des paysages nordistes : on peut apercevoir par beau temps : les monts des Flandres, les collines de l'Artois, la ville de Lens et son mythique stade Bollaert, son habitat minier, corons ou cités-jardins.

Contact : La Chaine des Terrils : rue de Bourgogne 62150 loos en Gohelle tél: 03.21.28.17.28

A Noeux-les-Mines, le terril est devenu piste de ski artificielle longue de 320 mètres et équipée d'un remonte pente. Cette piste synthétique est la plus longue au nord de l’Europe.(...actuellement en réfection...) Au pied de la colline on découvre également le plan d’eau et ses activités voile et ski nautique, ainsi qu’un golf 8 trous.
Contact : Parc Loisinord : Noeux-les-Mines Tél : 03 21 26 84 84

Et aussi..

Le musée de la mine à Anzin ( près de Valenciennes ) 215 avenue Anatole France - 59410 ANZIN
Téléphone : 03.27.29.00.45
Le terril Sabatier qui domine la forêt de Raismes Saint-Amand Wallers Maison de la Forêt tél : 03.27.36.72.72
Musée de la mine, Ecomusée, 250m de galeries souterraines, unique en Europe par la marche du rabot, des blindés, du ventilateur, diapositives. Permanence le mardi et le jeudi matin, visite guidée de 2 h. par d'anciens mineurs : bd de la paix 62260 Auchel tél : 03.21.52.66.10 pour rdv. Visite sur RDV les Samedi à 15h. et dimanche à 10h.
Musée Mine-image Centre Georges Brassens av Guillon 62 Noeux les Mines tél : 03.21.26.34.64
Musée de la mine & de l'École à Harnes école Diderot 24, rue Monceau 62440 Harnes tél : 03.21.20.46.70
Musée de la mine à Bruay Labuissière : cour-promenade Kennedy tél : 03.21.53.52.33
Musée du Vieux Deux à Marles les Mines 62540, rue d'Albracque tél : 03.21.62.60.30

Loisinord à Noeux les mines
Loisinord à Noeux les mines Mémorial des mineurs à Bruay

Photos du pays des Gueules noires

Photos du pays des Gueules noires

Page1 Points de chute de balade .


Chevalements et puits de mines:

Le Nord Pas de Calais est riche d'un passé industriel dont il ne reste plus beaucoup de trace. De nombreux sites industriels des Houillères ont été démontés. Voici quelques photos des derniers chevalements de puits de mines ,derniers témoins d'une époque que l'on commence à oublier. On trouve parfois, au pied de ces chevalements, des musées de la mine tenus par d'anciens mineurs, dernier témoin d'une époque où le charbon faisait le force de la nation.

Toutes les photos ci après sont des photos personnelles , dont le format est ici réduit. J'ai imprimé quelques unes de ces photos en format A4 sur papier photos .

Shèma de principe d'exploitation d'une mine de charbon.

Marles les mines ; "le vieux 2"

Le puit n°2 de Marles date de 1854. Il est entré en exploitation en 1858. La catastrophe des 28 et 29 avril 1866 voit le puit s'effondrer. Il est reconstruit en 1907, sur l'emplacement du premier puit. Terminé en 1908 ,il servira d'aérage pour le puit 2Bis.

Durant la première guerre, la nation a besoin de charbon et les puits de Marles ne seront pas envahis par l'ennemi..

En 1917, il reprendra une fonction d'extraction.

Le puit 2 en 1908, fin des travaux.

Racheté en 1979 par la commune de Marles, il est restauré en 1989 et obtient en 1995 , un oscar national attribué par l'EDF, catégorie "mise en lumière".

Le " vieux 2" abrite actuellement un musée de la mine .On peut le visiter les mercredis (14h à 17h) et samedis (15h à 18h).

L'entrée est gratuite et la visite guidée


Nos terrils dans la régions de Bruay.


Le 9 & 9 bis de Oignies

6500 mineurs environ y travaillaient avec 2200 ouvriers au "jour".

En 1939, production de :

1 745 900 tonnes de charbon.

282 000 tonnes de coke.

37 000tonnes de boulets

Fosse Declercq-Crombez

Ce site industriel possédait un triage, 2 lavoirs, 3 batteries de 130 fours à coke , une usine à boulets et une usine à goudron.

Il voit la remontée des dernières "Gueules noires" en 1990.

Le 9 de Oignies

Le puit n°9 (au premier plan , photo en haut à Gauche), est foncé en février 1930, à une profondeur de 828 mètres. Il servira d'aérage.

En 1992, l'équipe de Claude Berry vient y tourner une scène du film "Germinal" (la remontée des jaunes)

Historique:
Lieu de la première découverte du charbon dans le Pas-de-Calais (par l'ingénieur-foreur-artésien Georges Mulot, en 1842), La fosse 9-9bis est un ensemble fonctionnel et cohérent, organisé autour de l'axe du carreau de la fosse. Les bâtiments de surface sont construits en béton armé revêtu de briques rouges dans un style néo-régionaliste. Réalisés de 1928 à 1932, leur dessin est dû à Delille et Foby, respectivement architecte et ingénieur en chef de la Compagnie des mines de Dourges.

Le 9 Bis

le puit 9 Bis est un puit mixte (aérage et extraction (578 mètres)

Ce site, actuellement en friche, est aussi beau que celui de Lewarde , mais n'est pas actuellement visitable .

Le centre Denis Papin de Oignies abrite un musée du chemin de fer ,du matériel des mines ,de l'ancienne fosse n°2 de Oignies.

L'ensemble des puits de Oignies et de son matériel fait partie d'un site classé

Ci contre:

photo du compresseur Rateau (9 & 9Bis)


Liévin

Puit n 3 , Fosse Ste Anne

Le puit creusé en 1923 et fermé en 1978.

Un coup de grisou , le plus meurtrier depuis l'après guerre, le 27 décembre 1974 fit 42 victimes.

L'extraction du charbon commence, dans cette région , en 1860 (puit n°1).

Durant la première guerre mondiale, de nombreux puits sont détruits.

Le région de Liévin comptait environ 300 chevalements en 1945.(Liévin, Eleu dit Leauwette, Avion, Angres, ..)

Points de chute de balade .

Page 2

Lewarde

la fosse Delloye




Le puit n°1 est foncé en 1911, mais la guerre 14/18 interrompt les travaux qui ne reprendront qu'en 1921. Le puit atteindra 360 mètres, et l'exploitation démarre en 1927.
Le puit n°2 ,d'un diamètre de 5 mètres, et une profondeur de 380, sera exploité en 1932.
La Fosse Delloye à Lewarde , fermée en 1971, a été amènagée pour recevoir une collection de machines, d'outils et d'archives de la Mine.

Vue des deux chevalements

C'est actuellement le Musée de la mine le plus connu et le plus visité de la région Nord pas de Calais..

Allez visiter , vous ne serez pas déçu !

Fonds d'écran région Nord-Pas de Calais

Fonds d'écran région Nord-Pas de Calais


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Ambleteuse, flobart

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Ambleteuse, le fort

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Wissant, la plage

Cerfs-Volants à BERCK sur MER

Berck Cerfs-volants 2004

Béthune : Fête des fleurs

Béthune Fête des Fleurs

Boulogne sur mer

Boulogne-sur-mer

Le bassin minier : Loos en gohelle

Loos en Gohelle

Bruay Labuissiere

Bruay -Parc hiver

Bruay La Buissière

Bruay -Parc été

Calais

Calais Courgain

Maroilles Avesnois

Maroilles

Cerfs-Volants à Berck sur mer   RCIV 2004

Berck Cerfs-Volants 2004

 Calais les ferry

Calais Ferry

Mont Cassel

Mont Cassel

Etaples

Étaples

Dunkerque

Dunkerque

Flandre Mt des Cats

Flandre, Mt des Cats

Mont Noir en Flandre

Mt.Noir, Sentier des Jacinthes

le Touquet

Le Touquet

LILLE

Lille Grande roue

Maintenay, le moulin

Maintenay

Maris audomarois

Marais Audomarois

Mont St Eloi

Mont St Éloi

Montreuil sur mer

Montreuil-sur-mer

Roubaix

Roubaix Parc Barbieux

Salperwick audomarois

Salperwick

Abbaye de Valloires

Les Montgolfiades de Liévin 2003

Liévin Montgolfiades

Lille

Lille Grand-Place

Parc BOTANICA

Parc Botanica

port d'Etaples

Étaples
©A.Bocquillon

La Glissoire à Avion ©A.Bocquillon

Parc de La Glissoire à Avion
©A.Bocquillon

Montgolfière au dessus de Vimy ©A.Bocquillon

Montgolfière au dessus de Vimy
©A.Bocquillon

Les jardins de Valloires

Arras, place des Héros

Parc commémoratif de Vimy

Lumbres-le moulin
©A.Bocquillon

Chemin de Fer Touristique de l'Aa
©A.Bocquillon

Marais Audomarois
©A.Bocquillon

Dunkerque

la Côte d'Opale

Saint-Omer

Arras, l'Hôtel de Ville

Le Quesnoy

Calais, Ferry

Calais, le port

./. à suivre...